Afrique en ascension: Débarrassée de Daesh, Syrte reprend doucement le cours de sa vie

"Une grande partie de la ville a été sécurisée mais les gens vivent encore avec la peur d'un possible retour de Daesh" a relevé le commandant adjoint chargé de le sécurité de Syrte, Echref al-Bagirmi

Afrique en ascension: Débarrassée de Daesh, Syrte reprend doucement le cours de sa vie

Syrte, située au nord de la Libye, le long de la mer Méditerranée, fût sans conteste, la ville du pays la plus affectée par la guerre civile et les combats. Libérée de l'organisation terroriste Daesh depuis le mois de décembre, la population locale tente de retrouver sa vie d'antan.

Dans un entretien accordé à Anadolu, le commandant adjoint chargé de le sécurité de Syrte, Echref al-Bagirmi a indiqué que lors de l'offensif visant à reprendre la ville des mains de Daesh, la majorité des 200 mille habitants ont été contraints de quitter leurs habitations.

Daesh a tenté de s'opposer au départ des civils et ces derniers ont été contraints de tout abandonner et de quitter la ville à pied pour ne pas être bloqués au passage des points de contrôle installés par l'organisation terroriste.

Les combats pour reprendre la ville ont durée près de 7 mois, rendant des quartiers entiers invivables.

"Une fois la ville de Syrte nettoyée des terroristes, environ 3 000 familles sont revenues. Aujourd'hui, les retours se poursuivent. Mais les maisons de la majorité des familles sont, soit entièrement détruites, soit ont subi des dégâts importants" a regretté al-Bagirmi.

Les conditions de vie sont encore très difficiles dans cette ville qui manque un peu de tout, nourriture, eau potable et service de santé.

"Le besoin le plus urgent c'est un hôpital. En ce moment nous n'avons pas d'hôpital à Syrte. Il existe un petit centre de soins mais il manque de moyens. Il y a récemment eu un accident de la circulation mais aucun soin médical n'a pu être dispensé aux blessés", explique-t-il.

Et d'ajouter : "Actuellement, les gens qui ont besoin d'être soignés, se rendent à l'hôpital de campagne, mais là bas non plus il n'y a pas beaucoup de moyens surtout en ce qui concerne le service gynécologie où nous sommes confrontés à de nombreux obstacles".

En ce qui concerne l'éducation, la moitié des écoles ont à nouveau ouverts leurs portes mais aucune des universités n'a pour l'heure, repris son activité.

Les opérations de déminage sont toujours en cours fait savoir Al-Bagirmi, avant de poursuivre : 

"Une grande partie de la ville a été sécurisée mais les gens vivent encore avec la peur d'un possible retour de Daesh. Après avoir vécu les atrocités commises par l'organisation terroriste, ils n'arrivent pas a réaliser qu'ils en sont débarrassés. Daesh s'est comporté de façon totalement barbare avec les civiles qui en garde de nombreuses séquelles".

AA



SUR LE MEME SUJET