Gabon : des militaires annoncent la mise en place d'un Conseil national de restauration

Des militaires ont pris le contrôle, lundi, des locaux de la radio-télévision gabonaise et annoncé la mise en place imminente d'un "Conseil national de la restauration", ont rapporté les médias locaux

Gabon : des militaires annoncent la mise en place d'un Conseil national de restauration

Des militaires ont pris le contrôle, lundi, des locaux de la radio-télévision gabonaise et annoncé la mise en place imminente d'un "Conseil national de la restauration", ont rapporté les médias locaux. 

"Un groupe de militaires qui se réclament de la garde républicaine dit avoir pris ses responsabilités et pris le pouvoir", a ainsi écrit le site d'actualité en ligne "gabonactu", lundi matin. 

Dans un communiqué lu à la radio par le lieutenant Ondo Obiang Kelly, et largement repris par les médias et les réseaux sociaux, les militaires annoncent la mise en place dans les prochaines heures d'un Conseil national de la restauration. 

Le communiqué a été lu au nom du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité. 

"Gabonactu" évoque également des coups de feu entendus à Libreville au bord de la mer et aux alentours du siège de la radio d'Etat, dont les accès ont été bloqués par les forces militaires. 

Quelques minutes après la lecture du communiqué, les ondes de la radio d’Etat ont été coupées, tout comme les réseaux sociaux et internet. Aucune information sur la situation n'a filtré depuis. 

Une source proche de la présidence a affirmé à une radio française que tous les points stratégiques sont sous contrôle et l’armée ne veut pas utiliser la force contre ceux qui occupent le siège de «Radio Gabon». 

Pour rappel, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba avait subi un accident vasculaire cérébral (AVC) le 24 octobre dernier, alors qu'il était en mission officielle en Arabie saoudite, ce qui a nécessité son hospitalisation. 

Un mois après, le 28 novembre, il a été transféré au Maroc pour poursuivre sa convalescence. 

Il s'est adressé à la Nation, depuis Rabat le 31 décembre, dans une courte séquence vidéo de deux minutes pour exprimer ses souhaits de bonne année aux Gabonais. Mais cette sortie n'a pas convaincu une grande frange de ses concitoyens concernant sa capacité de continuer à diriger le pays. 

Pour éviter une vacance du pouvoir, le Conseil constitutionnel a procédé à la modification de la constitution, mi novembre, permettant ainsi au vice-président Pierre-Claver Maganga Moussavou, de présider le conseil des ministres et débloquer les dossiers en instance depuis l'hospitalisation du président Ali Bongo. 

Cette mesure a été contestée par l'opposition et a été jugée illégale.

La Constitution gabonaise n'évoque pas le cas de maladie prolongée du Président. Elle évoque juste la vacance définitive au poste du Président de la République en cas de décès ou de démission. 

Dans ce cas, c’est le président du Sénat (poste accupé actuallement par Lucie Milebou Aubusson) qui doit assurer un intérim et tenir une élection présidentielle dans un délai de 30 à 60 jours. 

Ali Bongo est né en 1959. Il est président du Gabon depuis 2009.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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