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Ankara : Conférence relative aux aides humanitaires apportées par la Turquie et le Japon

« Lorsque je suis arrivé en Turquie j'ai découvert que ce pays figurait parmi les premiers au monde en matière d'aides humanitaires », Akio Miyajima, ambassadeur japonais en Turquie.

Ankara : Conférence relative aux aides humanitaires apportées par la Turquie et le Japon

Les aides humanitaires et le soutien apportés dans les zones de conflits, par la Turquie et le Japon, ont été abordés à l'occasion de la conférence, qui s'est tenue lundi, à l'Université d'Ankara (Centre). 

De nombreux académiciens et étudiants ont participé à la conférence relative aux « Aides Humanitaires et au Soutien, de la Turquie et du Japon, dans les zones de conflits » organisée par le Centre d'études pour l'Asie-Pacifique (APAM). 

Dans une déclaration faite à l'occasion de la conférence, Mehmet Gulluoglu, président de la Direction turque de gestion des Catastrophes et Situations d’Urgence (AFAD), a souligné que l'AFAD fait tout son possible en matière d'aide humanitaire et qu'ils interviennent, en ce sens, dans plusieurs pays à travers le monde, dont la Palestine, le Somalie et le Bangladesh. 

Précisant que les problèmes subsistent en Asie, en Afrique et en Amérique Latine malgré les aides menées dans lesdites régions par les associations, les organisations étatiques ainsi que diverses organisations soutenues par l'Organisation des Nations Unies (ONU), Gulluoglu a également partagé que plus 60 millions d'individus, dans le monde, ont été contraints à l’exode. 

« Je pense que les pays qui accordent de l'importance aux aides humanitaires, tout comme le Japon et la Turquie, ont plus de responsabilités », a t-il confié avant d'exposer le paradoxe qui existe dans le système mondial qui encourage l'obésité tout en ne parvenant pas à éradiquer la faim. 

En outre, il déplore l'insuffisance des moyens financiers nécessaires à la résolution des problèmes humanitaires dans un monde où le budget réservé à l'industrie des armes s'élève à des milliards de dollars. 

« Qu'il s'agisse du Japon ou de la Turquie, nous avons de très grandes responsabilités, c'est pourquoi nous devons agir ensemble et trouver le meilleur moyen de réaliser ces aides », a-t-il partagé. 

- « Deux pays pour un coeur » 

Exprimant son enthousiasme face à la conférence, Akio Miyajima, ambassadeur japonais à Ankara, a rappelé qu'il a oeuvré, auparavant, dans le domaine des crises humanitaires à New-York et dans la capitale japonaise, Tokyo. 

La conférence est l'occasion de partager les expériences relatives aux travaux menés en Asie, au Moyen Orient et en Afrique, a confié Miyajima qui a indiqué que le terrorisme ainsi que les catastrophes naturelles influencent la vie de l'homme. 

Partageant que le Japon prend part à de nombreuses actions humanitaires à travers le monde, Miyajima a avoué ignorer, jusqu'à son arrivée en Turquie, l'importance du rôle que cette dernière joue dans le domaine humanitaire. 

« Lorsque je suis arrivé en Turquie j'ai découvert qu'il figure parmi les premiers pays au monde en matière d'aide humanitaire. Parfois, je pense que nous sommes deux pays pour un coeur », s'est-il réjoui. 

Remerciant la Turquie pour son aide envers les réfugiés Syriens, l'ambassadeur japonais a fait savoir que le Japon a accordé une aide à hauteur de 522 millions de dollars pour ces derniers. 

Enfin, le professeur et docteur Ayhan Elmali, vice-recteur de l'Université d'Ankara, a partagé que l'APAM poursuit ses travaux depuis 2016 et qu'il s'agit de la 4 ème conférence organisée par le Centre d'études. AA


Mots-clés: aides humanitaires

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